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Oloron-Paris en kayak
60 jours en solitaire

 

'Le Kayak-Postal"' est le premier volet de la trilogie "Synchronicités" narrant les voyages de Jean Capdevielle :

  1. Découverte : "Le Kayak-Postal", des Pyrénées à Paris,
  2. Compréhension : "La Voie de Malte", de Carcassonne à La Valette,
  3. Acceptation : "Compostelle, la Terre et l'Eau", du Puy-en-Velay à Saint Jacques de Compostelle.

 

4ème de couverture :

En 2007, Jean Capdevielle et Francis Cha nous entrainent sur les traces du Pony Express et de l'Aéropostale, dans l'aventure du Kayak-Postal. Les deux protagonistes nous emportent tour à tour dans un monde économique imaginaire, quoique... et dans un voyage bien réel.

 

Extrait du livre :

L’aventure commence une fois le pas de la porte franchi. Est-ce vrai ? Je ne le sais pas encore, je m’en doute et j’ai envie d’aller voir. Du moins c’est la version officielle.

Vingt ans que je vis de drôles de voyages, parfois lointains, parfois proches de mon logis. J’en suis encore à chercher des excuses pour filer voir ce qui se passe ailleurs. En fait j’assume assez bien, même mieux que le train-train quotidien. Il y a toujours un moment où je commence à avoir des fourmis dans la tête. Je deviens de mauvaise humeur, buté, triste, je tourne en rond (c’est un très bon entraînement). Alors un jour tout simplement je décide de partir.

Je n’ai pas besoin de grand-chose. Un sac de couchage, un matelas, un réchaud, une pagaie de secours, des vêtements, l’appareil photo, de la nourriture, de l’eau, un compas, des cartes, des lunettes, un téléphone, une fourchette, un rasoir, un verre, une assurance, une tente, une jupe de kayak, une corde, des sangles, le matériel de navigation, la brosse à dents, le dentifrice, le papier toilette et puis le kayak et le matériel qui va avec, comme l’écope, les fusées de détresse, la pompe de vidange, les vêtements. Il m’en manque encore, j’ai semble-t-il oublié la simplicité.
Ne quittons-nous pas des contraintes pour nous en créer d’autres, qui bien que différentes sont toujours des contraintes ? Ce cercle vicieux est très difficile à rompre.

Deux gros bidons étanches, un petit pour l’appareil photo, un autre pour je ne sais quoi et des sacs étanches s’empilent dans l’embarcation. Mossu, mon Nounours, coéquipier en peluche du grand nord, est là en figure de proue. Il scrute l’horizon. Cinquante kilos de matériel sont chargés, quelques explications, un au revoir, les pagaies s’enfoncent dans l’eau et c’est le départ....

 

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